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Aubervilliers, France, Police municipale janv. 2020 : malveillance et abus de pouvoir

Absence de contrôle des agents municipaux !

La police municipale (à ne pas confondre avec la Police Nationale !) est la police du maire. Sur le papier, les agents sont chargés d’améliorer la qualité de vie des habitants présents sur la commune. Ils travaillent en lien avec les administrés pour faire respecter les règles de bonne conduite, maintenir l’ordre et réduire le sentiment d’insécurité. Ils participent à la lutte contre les incivilités ainsi que la petite et moyenne délinquance.

Mais sur le terrain d’Aubervilliers, c’est autre chose : la police municipale est loin de prendre en charge toutes ces missions. Les comportements de certains agents manquent de clarté. Ils semblent agir à leur convenance, en fonction de leurs affinités électives… Comme il n’y a quasi pas de contrôle de l’État, ils prennent leurs aises… (le contrôle administratif du représentant de l’État, le Préfet, se limite à un contrôle administratif et de légalité, finalement assez peu contraignant).

Le maire Mme Derkaoui ne contrôle pas non plus ses agents. Elle se montre davantage au service de son idéologie politique communautaire qu’au service de la légalité et de l’ensemble des Albertivallariens. On sait que c’est l’orientation politique donnée par les élus locaux qui détermine la façon dont travaille la police municipale et ses agents.

Inégalités ?

Curieux comportement de la police municipale qui ferme les yeux sur des agissements inciviques, illégaux voire dangereux et se montre malveillante envers d’autres habitants, notamment les plus consciencieux…

La sectorisation et les zones de stationnements payants ne s’appliquent pas de façon égale sur toute la commune ; la police municipale verbalise avec acharnement des commerçants et des riverains et ignore complètement d’autres zones, malgré la présence de parcmètres.

Les zones « oubliées » ne seraient-elles pas justement les quartiers où concentration communautaire et économie parallèle sont les plus prégnants ? Les agents seraient-ils empêchés de verbaliser par la loi de la rue ? Existerait-il un accord tacite avec les communautés qui tiennent les quartiers ? On ne sait pas. Ce qui est certain c’est que la police municipale n’obéit pas qu’aux seules lois de la République, une autre loi règne ! Les administrés d’Aubervilliers se retrouvent abandonnés à leur sort, livrés aux obscures règles des petits arrangements et à l’inégalité des traitements.

Incivilités verbalisées à la tête du client ?

Verbalisation à deux vitesses pour les stationnements irréguliers, comprenez « à la tête du client et du quartier« . Les exemples sont légions, comme ces adhérents de notre association qui nous disent avoir renoncé à utiliser leur entrée carrossable depuis plus de 2 ans (abaissement de trottoir localisé payé par eux 2500€). À cause du stationnement incessant de véhicules devant chez eux, les uns pour aller au bistro, les autres vendre leurs produits illégaux, ils n’ont jamais pu entrer et sortir librement de leur garage. La police municipale n’intervient pas, voire les verbalise quand ils leur prend l’idée de garer leur propre véhicule devant leur garage ! Après 10 ans de ce manège (la violence souvent), la gêne des propriétaires qui doivent interpeller les passants pour trouver les conducteurs gênants, les insultes parfois, nos adhérents ont jeté l’éponge. Ils nous ont montré les quelques 150 clichés de voitures stationnées sur une période d’un mois (parfois des voitures ventouses jusqu’à 4 jours) et jamais la moindre verbalisation !

Un manque à gagner de 60 000 euro par an pour une seule entrée carrossable…

Pourtant, nos membres ont appelé et appellent encore la police municipale, mais celle-ci ne verbalise pas et enlève encore moins les véhicules gênants. Pourquoi ?

On se demande vraiment à quoi sert la police municipale.  En un an, on peut estimer à 60.000€ le manque à gagner dans les caisses de la ville pour une seule entrée carrossable !

Mme DERKAOUI préfère-t-elle l’économie parallèle à l’économie réelle ? Il est sans doute plus facile de pleurnicher à l’État le manque d’argent !

Une tranquillité publique à l’abandon

La police municipale a le pouvoir de réprimer les atteintes à la tranquillité publique. Elle devrait intervenir lors de bagarres dans les rues, d’attroupements, de troubles du voisinage, de rassemblements nocturnes et d’autres actes qui nuisent à la tranquillité publique. Une adhérente nous dit que depuis 13 ans qu’elle habite la ville, elle n’a jamais vu la police municipale intervenir sur les attroupements de jour comme de nuit ainsi que les tapages qui vont avec.

Car il faut le savoir, la police municipale d’Aubervilliers ferme ses services à 18h. Or c’est justement à partir de cette heure que l’économie parallèle bat son plein, à laquelle s’ajoute, l’été, les rassemblements de type « chicha party », « barbecues party », etc. Ce qui est un comble, car c’est en soirée et durant la nuit que les habitants souffrent le plus et c’est à ce moment qu’ils ont vraiment besoin de l’aide des services de la ville. L’été la ville est tout simplement invivable. Combien passent des nuits blanches à cause du tapage nocturne ? Combien n’osent pas passer dans certaines rues à cause d’attroupements massifs ? La PM n’étant plus là, tout revient à la police nationale… une police nationale qui dit n’avoir qu’une seule voiture, pare au plus pressé et laisse les nuisibles hurler et faire beugler leurs hauts-parleurs de voiture toute la nuit…

La police municipale est la troisième composante des forces de sécurité intérieure, avec la police nationale et la gendarmerie. Non seulement elle ne semble pas coordonner ses actions, mais appliquerait une politique de la confusion voire de l’obstruction donnant un surcroît de travail, à la Police Nationale, qui se retrouve surchargée, par les affaires à traiter.

L’article 40

Au fil des années, les effectifs de la police municipale ont fondu… Pourtant il y a des postes à pouvoir. Les chefs de sécurité défilent, une véritable chaise musicale. 6 directeurs des services sont partis en quelques mois. Interrogés sur la raison de leur départ, ils préfèrent garder le silence, se drapant dans leur devoir de réserve alors qu’ils auraient pu se saisir de l’article 40. Ils partent, préférant leur « bonne conscience » à l’efficacité.

Lanceurs d’alerte en danger ?

Malgré la crainte de représailles, des habitants ont osé signaler des activités suspectes d’employés municipaux à la police municipale…

Réveillés plusieurs matins de suite aux premières lueurs du jour, des riverains ont filmé des scènes d’enlèvement de gravats pour un chantier au bénéfice d’un particulier… durant 20 jours: 4 camions-bennes de Plaine Commune remplis à ras-bord, 100 sacs par jour, plusieurs tonnes de gravats, 3 employés de Plaine commune à la manoeuvre… (selon nos sources, les employés  auraient été sanctionnés…)

Mais voilà que quelques jours après avoir remis les vidéos confidentielles au chef de la police municipale, ces riverains se voient remerciés par la mise en fourrière de leur véhicule… les agents de la police municipale auraient-ils voulu faire comprendre aux lanceurs d’alerte, que demander le respect de la bonne conduite sur la voie publique d’Aubervilliers n’était pas acceptable pour le quartier ? Le scénario de l’enlèvement de leur véhicule était-il une invitation à tenir leur langue la prochaine fois ? Les agents de la PM confirmaient-ils ainsi leur allégeance à la loi des quartiers, où se déroulent petits et gros trafics ?

Les membres et témoins de notre association déplorent la disparition de l’autorité morale du maire, de ses élus… Les Albertivillariens ne sont pas satisfaits de leur police municipale et s’en plaignent… Ce sont pourtant eux les payeurs ! A ce titre, ils ont le droit de demander des contrôles, des comptes et se défendre contre un laxisme probablement volontaire, les abus de pouvoir de la police municipale et de la maire.

Vidéo des gravats ramassé par les employés de plaine commune

Vidéo avec un audio d’un appel à Plaine Commune précisant qu’aucun enlèvement des gravas est prévu pour les particuliers… qu’ils doivent demander une permission à la voirie de la commune pour l’installation d’une benne sur la voie publique

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